Le système d'information et d'alerte au Grand-Duché de Luxembourg

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Le système d'information et d'alerte au Grand-Duché de Luxembourg

Vu la taille minuscule du pays, les services de secours au Luxembourg sont organisés de façon à ce que seulement un central d’accueil des appels de secours d’urgence est suffisant. Ce central, sous la responsabilité du Service National de la Protection Civile, est accessible sous un seul numéro téléphonique à savoir le numéro d’appel d’urgence unique européen 1 1 2. A partir de ce central tous les services de secours nationaux sont alertés.


Les corps de sapeurs-pompiers volontaires constitués au niveau communal sont au nombre de 250 avec un effectif de l’ordre de 8000 unités.

La Protection Civile est organisée de façon décentralisée dans 25 centres de secours répartis sur tout le territoire du pays regroupant un nombre de 2300 volontaires pour différentes missions.

Les compétences et la rapidité de ces unités d’intervention sont unanimement appréciées. Leur efficacité dépend d’une grande partie d’un système d’alerte, s’appuyant sur des technologies de plus en plus évoluées, que je vais expliquer ci dessous.

En effet, un appel au 112 provoquant une intervention des unités de secours déclenche une cascade d’opérations techniques et informatiques. De ce fait le système d’alarme de la Protection Civile constitue un élément vital du système des secours d’urgence.

Nous distinguons entre :
l’alerte des unités de secours et
l’alerte ou l’information de la population. L’alerte des unités de secours peut être réalisée via différents modes à savoir :
par appareils recherche personnes
par sirènes d’alerte
par radiocommunication
par téléphone. L’alerte des unités de secours, énumérées ci-dessus, est réalisée en principe par l’intermédiaire du réseau propre de radio messagerie de la Protection Civile. Les appareils recherche personnes servent à alerter soit individuellement, soit par groupe, les volontaires assurant les permanences.

 

 

Récemment on a introduit la possibilité d’émettre des messages à caractères alphanumériques vers des récepteurs de la nouvelle génération équipés d’écrans à cristaux liquides multi-lignes.

Par l’équipement complémentaire, à insérer dans les véhicules d’interventions, le « paging data receiver », l’information destinée aux intervenants serait améliorée. En effet, via le réseau d’alerte, il serait possible d’émettre directement dans les voitures les informations nécessaires garantissant un déroulement optimal de l’intervention. Certains corps de sapeurs pompiers qui ne sont pas encore équipés d’appareils recherche personnes sont alertés par le biais des sirènes d’alerte. Une troisième possibilité d’alerter les unités d’intervention est par le moyen de radiocommunication. En effet les véhicules d’intervention en route, principalement les ambulances en retour d’une intervention peuvent être alertées par radio vers une nouvelle destination. Un système de localisation des voitures d’intervention, récemment testé, devrait permettre d’améliorer significativement la chaîne de secours.

La quatrième méthode, celle de la dernière chance, consiste dans le réseau téléphonique public. Une banque de donnée contient toutes les données des volontaires, donc aussi ceux qui sont nécessaires pour l’alerte par téléphone (numéro téléphonique privé, travail, mobile).

En ce qui concerne l’information du public on différencie entre trois possibilités :
par sirène
par les médias
par les administrations communales. En cas de nécessité lors de situations d’exception (p. ex. pollution chimique ou radioactive, inondations) l’alerte respectivement l’information de la population se fait par les sirènes. Selon le ton d’alerte le public peut différencier s’il s’agit d’une alerte ou bien d’une information respectivement d’une préalerte – dans ce cas ils sont invités à brancher leur poste de radio.

Vu l’importance de l’information du public en cas de situation d’exception il est constitué une cellule information et presse qui est l’outil de communication des décideurs pour informer la population et de lui transmettre ses décisions.

 

D’autres moyens d’information supplémentaires pour la population sont actuellement en phase de projet à savoir :
Diffusion des messages directement sur le télétexte de la seule station de télévision
Emettre des messages sur les canaux d’informations des différents exploiteurs d’antennes collectives.

Une troisième possibilité qui est principalement utilisée en cas d’inondations importantes est d’informer les administrations communales concernées, qui doivent pourvoir la diffusion des messages à leur population.