Methodologie type U/J

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Evacuation

Methodologie type U/J

L’EVACUATION

Le but d’une formation de MISE EN SECURITE ressort plus de la psychologie que de la formation en elle même : le but principal est le modelage des états d’esprit.

 

 Le personnel hospitalier censé prendre soins des patients peut être ammené en situation d’urgence à leur casser un bras ou une jambe pour leur sauver la vie.

Dans les ERP (Etablissements Recevant du Public) type U (sanitaires), l’évacuation est une opération extrêmement délicate pour deux raisons. D’abord, à cause de la présence de canalisations d’oxygène, redoutables en cas d’incendie ; ensuite parce que les patients sont des gens physiquement amoindris, voire difficiles à contrôler (dans les services psychiatriques).

 

Ici, il y a en général des personnels spécialement formés, capables d’évacuer les malades par transfert horizontal. Il faut les déplacer horizontalement dans une zone protégée pendant une heure, puis les conditionner pour les descendre vers les niveaux inférieurs en cas (extrême) d’évacuation générale. C’est pourquoi le concept architectural d’un ERP type U veut que chaque niveau soit recoupé en deux ou plusieurs plateaux séparés par des parois coupe-feu .

 

 

 

CAS NECESSITANT UNE EVACUATION

Cas d’évacuation :

Toutes les fois où la vie de personnes sera en danger et qu’il sera impossible d’intervenir efficacement pour assurer leur sécurité :

• incendie,

• atmosphère explosive

• fuite de gaz

• présence d’engins explosifs (alerte à la bombe),

• risque d’effondrement.

Les risques encourus :

• risques dus à l’incendie (brûlures),

• risques dus aux fumées (visibilité réduite, chaleur),

• risques d’asphyxie : fuite de gaz ou dans certains cas, dégagements de gaz mortels (monoxyde de carbone),

• effets de souffle et projection d’objets (explosion),

• risques de se trouver prisonnier (éboulement).

De nombreux exemples tragiques prouvent que trop souvent le développement rapide du feu, l’envahissement des locaux par les fumées, la défaillance ou le mauvais fonctionnement et même l’absence de certains matériels ou équipements imposent une évacuation des occupants :

Une simple cale sous une porte peut suffir à permettre la propagation des fumées et remplir une zone en quelques minutes. Il ne faut donc pas hésiter à rencontre les surveillantes ou cadres du service (sous prétexte d’une visite globale du service ) et leur expliquer la répercution que cela peut avoir.


Le facteur essentiel est le temps.

Le temps d’évacuation n’est donné par aucune réglementation.

Seules l’expérience et l’analyse du risque peuvent guider l’appréciation pour la définition du temps opportun.

Le temps d’évacuation, c’est essentiellement 4 phases :

La 1 ère , c’est tout simplement la détection du feu
Cette détection peut être de deux types :
• soit humaine (par la présence des occupants),
• soit automatique.
la 2 ème , autre élément capital l’alerte et l’alarme
L’évacuation, en effet s’effectuera d’autant plus facilement et rapidement que l’alarme aura été donnée dans les meilleurs délais, avant que flammes et fumées envahissant les circulations risquent de provoquer l’affolement, la panique.
Il faut incister lors des formations pour prévenir le service sécurité dès le moindre doute, odeur de brûler ou dégagement infime de fumées
la 3 ème , temps de latence
Il correspond au temps moyen entre la perception du signal et le début réel de mise en mouvement des personnes. Ce délai est généralement utilisé pour :
• fermer les fenêtres,
• débrancher ou disjoncter les appareils sous tension.
En plus des phases de perception et d’interprétation du signal, le délai comprend l’analyse de la situation et la prise de décision de l’évacuation.
Pour information en france, la moyenne est de 7 minutes
la 4 ème , c’est le temps d’évacuation lui-même qu’on appelle le « temps net d’évacuation », et qui n’est plus un problème humain.
Le temps net d’évacuation dépend du nombre d’issues, de leur largeur et aussi de la longueur des chemins d’évacuation.

Le facteur ORGANISATION qui consiste à :

  • Diviser géographiquement l’établissement en différents secteurs que l’on appelle des cantons d’évacuation .
  • Affecter à chacun des cantons plusieurs schémas possibles d’ itinéraires d’évacuation : dont un itinéraire normal, et un ou plusieurs itinéraires de rechange ou de secours, ainsi qu’une zone de mise à l’abri dans le cas où ces itinéraires sont inutilisables.
  • Prévoir le point de rassemblement choisi de façon à ne pas gêner l’intervention des secours.
  • Mettre en place une signalisation des itinéraires d’évacuation et des moyens d’alarme.
  • Mettre en place une organisation humaine capable de conduire correctement l’évacuation.

 


GUIDES ET SERRE-FILES

Un système ayant fait ses preuves

 

On désignera parmi le personnel, des agents attachés à cette fonction et également leurs remplaçants. Ces personnes devront connaître le bâtiment, être connues, et dans la mesure du possible être volontaires et motivées pour mener à bien l’action d’éducation du personnel, qui généralement ne se sent pas concerné.

 

Il doit être affecté un guide et un serre-file par canton ou secteur d’évacuation (plus leur remplaçant).

 

Les missions de ces deux chargés de sécurité sont bien distinctes.

Le guide doit dès connaissance du déclenchement de l’alarme restreinte, par information de l’accueil ou par le signal visuel au dessus des portes :
* appeler et attendre les occupants et les canaliser pour quitter le secteur ;
* montrer le chemin à parcourir, resserrer, surveiller et maintenir un débit fluide de la foule vers l’issue correspondante du secteur (derrière les portes coupe-feu) ;
* avancer avec ordre, calme et sans précipitation ;
* ne changer d’itinéraire que sur ordre ou en cas d’impossibilité (issue bloquée, ...), le reflux étant potentiellement dangereux ;
* empêcher la dispersion des occupants, sans avertissement.
Le guide doit avoir des qualité de leadership : il faut s’imposer mais aussi rassurer les personnes en les évacuant
Le serre-file doit :
* transmettre l&rsquo ordre d’évacuation dans son secteur signalé et effectuer la mise en mouvement des occupants ;
* effectuer un ratissage complet du secteur (chambres, toilettes, salles, ...) et réguler le débit de la foule ;
* s’assurer de la fermeture des fenêtres et bien refermer les portes ;
* fermer la marche du groupe, éviter tous les mouvements erratiques et empêcher tout retour en arrière ;
* faire l’appel avec le guide correspondant dès l’arrivée au point de rassemblement ;
* rendre compte au responsable d’établissement ou au responsable sécurité ;
* maintenir les occupants sur place jusqu’à l’ordre de dispersion.
Le serre-file se doit d’être autoritaire, sûr de lui et ne pas hésiter à s’imposer

 Dans tous les cas, ces 2 intervenants doivent impérativement connaître les plans d’évacuation AVANT d’en avoir besoin ! (organes de coupure, itinéraires, portes coupe-feu et moiyens de secours)